astuce simple pourrait accélérer l’embarquement

Avion : cette astuce simple pourrait accélérer l’embarquement

Publié le 03/08/2025
Mis à jour le 31/07/2025
3 min de lecture
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Par Lena Guillemot

Points cles a retenir

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Si vous avez déjà pris un avion, vous avez sans doute connu cette scène familière : l’annonce de l’embarquement résonne dans les haut-parleurs, une file se forme immédiatement, puis... plus grand-chose ne se passe, sinon une lente procession, ponctuée d’arrêts, de soupirs et de sacs à dos coincés dans les accoudoirs. Malgré les annonces enjouées de « pré-embarquement », « prioritaire », « rangs 25 à 40 », le processus semble toujours étonnamment long.

En cause ? La méthode d’embarquement elle-même. Car la plupart des compagnies aériennes utilisent encore l’une des deux pratiques les plus classiques : faire monter les passagers dans l’ordre de la file ou, plus fréquemment, de l’arrière vers l’avant. À première vue, cette dernière semble logique : ceux qui sont au fond ne bloquent pas ceux de devant. Sauf que, dans la réalité, elle est… très lente.

Une logique contre-intuitive

C’est un peu comme vouloir remplir un bocal de sable et de pierres. Si vous commencez par le sable, plus moyen de faire entrer les cailloux. À l’inverse, en posant d’abord les grosses pierres, le sable peut se glisser dans les interstices. L’image fonctionne aussi pour les passagers : il est plus efficace de faire entrer les plus lents d’abord — souvent ceux avec enfants, [valises](https://www.lanvenegen.fr/2025/08/01/ce-detail-sur-votre-[valise](/2025/08/22/comment-rendre-lembarquement-en-avion-plus-rapide "Comment rendre l’embarquement en avion plus rapide ?")-peut-la-faire-disparaitre-a-laeroport/) imposantes ou mobilité réduite — dans un avion encore vide, pour qu’ils ne bloquent pas les autres.

Ensuite, vient une méthode bien plus efficace, imaginée par le physicien Jason Steffen. Elle ne se base ni sur les rangs successifs, ni sur l'ordre d’arrivée, mais sur une organisation en vagues ciblées. D’abord les hublots du fond, un rang sur deux, côté gauche. Puis hublots droit, suivis des sièges du milieu et enfin les couloirs. En somme, on évite au maximum les bouchons dans les allées.

Une efficacité prouvée, mais encore peu utilisée

Les résultats de cette méthode parlent d’eux-mêmes : jusqu’à deux fois plus rapide que l’embarquement par groupes, et 30 % plus efficace que l’embarquement libre. Pourtant, très peu de compagnies ont osé s’y frotter. Seule exception notable : l’aéroport de Londres Gatwick qui a lancé une expérimentation ambitieuse à l’automne, testant plusieurs variantes, dont l’appel des passagers siège par siège.

Les conclusions ne sont pas encore disponibles, mais elles pourraient bien bousculer les habitudes du secteur aérien. Car au-delà du confort du passager, il s’agit aussi d’optimiser les temps de rotation des avions — une variable précieuse pour les compagnies aériennes.

Alors, la prochaine fois que vous vous retrouvez bloqué derrière un passager qui peine à ranger son bagage cabine, dites-vous qu’un peu de physique théorique aurait peut-être pu faire toute la différence.

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